Créer mon blog M'identifier

Les coulisses du Commerce Equitable: Consommer juste ou juste consommer?

Le 16 juillet 2014, 16:00 dans Écologie 0

L'air de l'Economie Sociale et Solidaire et du Développement Durable a permis au Commerce Equitable de changer durablement le comportement des consommateurs. Si la part de marché de ce dernier est passée de 0.1% à ses débuts, à 4% dans de nombreux pays Européens, il le doit principalement au désir des citoyens de devenir consom'acteur. 

Le principe est simple, les consommateurs des pays du Nord Européen acceptent de payer un peu plus cher leurs produits fabriqués dans les pays du Sud, dans le but de rendre le commerce un peu plus équitable et de diminuer un temps soit peu les inégalités Nord/Sud. C'est sur les bases de cette idée belle est généreuse que le prêtre Hollandais Frans Van Der Hoff créa, en 1988, Max Havelaar, label à l'origine du Commerce Equitable.

Cependant, bien que porteur de valeurs respectables et solidaires, le Business est en train de l'emporter sur l'Equité dans la spirale du Commerce Equitable, chez certains labels. (Nottons bien que ce cas de dérive n'est pas commun à tous ls acteurs du Commerce Equitable.)

Le documentaire de Donatien Lemaître (France, 2013, 80min) diffusé hier soir sur Arte, dépeint le comportement de certains labels influents, où le business fait main-basse sur les marges généreuses du Commerec Equitable. La grande surface Super U, distribuant les produits labellisés Max Havelaar, réaliserait une marge de 45% pour ses produits équitables,  contre 25% pour ses produits classiques. Le consommateur, prenant à sa charge les surplus de coût du CE.

Du côté des petits producteurs, les conditons de travail ne sont pas respectées comme indiqué sur le cahier des charges exhaustif du label. Chez Banelino, production de Bananes Equitables du label Max Havalaar, en République Dominicaine, le patron des petits producteurs est le seul à s'enrichir durablement. Les travailleurs, eux, touchent un salaire très bas (5€/jour) et ne détiennent pas de passeport. En revanche, c'est dans les grandes coopératives que les travailleurs gagnent beaucoup mieux leur vie, ont un passeport, un visa et de bonnes conditions de travail. L'origine d'un commerce aidant les producteurs des petites coopératives à s'enrichir s'éloigne donc quelque peu. 

De même, le label Rainforest Alliance, ONG oeuvrant pour assurer le maintien de la biodiversité, a fait affaires avec le géant Unilever, afin que certains de ses produits (le thé Lipton par exemple), arborent ce label Equitable. Sur le principe, la volonté de changer les habitudes de production du grand groupe vers un développement plus durable est honnorable, mais en réalité, le scénario tourne vite à l'escroquerie, orchestré par les dirigeants. Les conditions de travail des employés dans les coopératives du Sud sont très médiocres, les femmes victimes de viols par les dirigeants, les salaires ajustés en fonction de l'humeur des patrons... 

Comment peut-on arriver à de telles aberrances, en partant d'un principe si juste? 

Nuançons le propos en gardant à l'esprit que la majeure partie des acteurs du Commerce Equitable agissent dans le juste et respectent les piliers fondamentaux du CE. Artisans du Monde par exemple, a exclu de son canal de distribution les grandes surfaces, afin de ne pas se heurter à ce genre de problème.

Sources:

- "Le Business du Commerce Equitable", Donatien Lemaître, documentaire TV, 80min.

http://bit.ly/1tR94bP, Le Monde, Culture.

 

Labello: un poison pour nos lèvres?

Le 15 juillet 2014, 16:43 dans Écologie 5

Nous avons toutes un Labello au fond de notre sac à main. Labello Sunshine pour l'été, Fruity Rasberry pour sentir la fraise et donner une couleur rosée à nos lèvres pulpeuses, Sun Proetct, Lip Repare... la liste est longue. Grande utilisatrice de ce petit baume à lèvres, je me suis demandée si les rumeurs que l'on entendait sur la toxicité des rouges à lèvres et notamment du Labello étaient vérifiées. 

Le N°1 mondial du soin des lèvres aurait-il réussi à nous fourvoyer?

Rita Stien, journaliste indépendante et figure emblématique dans le monde des cosmétiques, explique dans son guide "La vérité sur les cosmétiques", que les composants présents dans nos bâtonnets chéris contiendraient en majorité de l'huile de paraffine. Cette dernière, est une huile minérale peu coûteuse, fabriquée à partir de dérivés du pétrole, qui s'est révélé être, à haut risque cancérigène. 

Mais ce n'est pas tout, la paraffine rend également nos lèvres accros au produit. Les ingrédients à base de paraffine forment un film à la surface des lèvres, que notre peau n'absorbe pas. Lorsque la teneur en huiles et cires paraffine est trop élevée, les lèvres rejettent ce corps étranger et ne cesse de se déssécher. Résultats: les lèvres deviennent dépendantes et doivent être hydratées de plus en plus souvent.

Le marketing du stick à lèvre ne croyait pas si bien dire, avec son slogan "Labello aime vos lèvres comme personne"!

Solutions Aternatives:

Privilégiez l'utilisation d'un stick à base d'ingrédients naturels, type cire d'abeille Bio pour nourrir réellement vos lèvres. Melvita qui fait partie du Groupe L'Occitane, Lavera, ou bien Evoa,en sont quelques exemples que vous pouvez trouver en boutique spécialisée, ou dans votre Biocoop.

Sources: 

http://bit.ly/1mGCDZ0: Le Blog D'annabel Benhaiem, "Rouge à lèvre, ce bâtonnet de dynamite".

http://www.laveritesurlescosmetiques.com/: Site internet de Rita Stein

http://www.slow-cosmetique.org/: Association de la Slow Cosmétique

Une seconde vie pour nos planches

Le 10 juillet 2014, 17:09 dans Écologie 0

Les dommages sur l'environnement dans la construction de planches de surf sont incalculables. De l'émission de gaz à effet de serre, en passant par l'utilisation de produits sévèrement chimiques pour nos océans mais également pour notre santé propre, ont poussé les sportifs à trouver des solutions alternatives.

Si de nombreux shapers s'essaient à la production de planches respecteuses de l'environnement (Notox, Wooden Board), le recyclage des planches usagées représente une piste honorable. Deux passionnées de sports de glisse et d'écologie, Benoît Dandine et Nikita Tuffier, ont mis en place une opération de récupération de planches cassées:"The Resurf Project", afin de donner une nouvelle vie à ce matériel inutilisable. Soutenus par de nombreuses associations et entreprises, sur 1 000 planches récupérées ils espèrent en re-fabriquer 420 nouvelles.

RIP vos débris de planches, vous savez maintenant comment les rendre utiles!! 

Pour plus d'informations, rendez-vous sur: http://fr.ulule.com/resurf-project/

 

 

Voir la suite ≫